Mascotte et identité graphique

arlequinminiIl n’est pas toujours très simple lors du démarrage d’un projet avec un client de se détacher de l’imagerie un peu chargée véhiculée par son activité pour réaliser la maquette du site à venir. Je travaille actuellement pour une entreprise spécialisée dans la vente/location de déguisements et tout les accessoires qui vont avec.

Avant d’attaquer la maquette, je vais faire un petit tour sur le net pour voir ce qu’a fait la concurrence dans le domaine afin d’étudier les codes graphiques généralement utiliser afin de les réinterpréter et surtout analyser les erreurs a éviter.

Et là, j’ai été a deux doigts de la crise d’épilepsie ! C’est rouge, c’est jaune, c’est bleue, ça clignote, il y a des ballons, des cotillons, des étoiles et des clowns. Je croyais que l’on ne pouvait pas faire plus charger que l’interface du site Cdiscount mais je me trompais.

Que faire? J’ai une activité a promouvoir lourdement marquée par une imagerie forte et pas vraiment envie de me « coller » du clown (je hais les clowns).

Brainstorming: Lister les symboles autour du costume, du déguisement et de la fête, faire une tri et retenir un que l’on pourra réinterpréter sans tomber dans le patos.

Un symbole m’a paru évident dès le début, l’arlequin. Ce personnage de la commedia dell’arte est parfait. Masque, costume riche, indissociable du carnaval mais surtout peu utilisé au final dans le « e-commerce du déguisement » (et du coup j’ai pas a me taper du clown :-) ).

Une autre évidence apparu l’utilisation de l’arlequin comme mascotte sur le site, le seul inconvénient est que j’ai été obligé de repasser à un exercice que je pratique trop peu pour me sentir alèse : le dessin.

Etape 1 la table a dessin et mine HB.

arlequin

L'idée est là. Prendre l'arlequin, le moderniser et lui donner un peu de sexapil. Une feuille Canson, des crayons de papier et beaucoup d'hésitations (j'ai le trait un peu rouillé) je suis arrivé a ce premier dessin.

Etape 2: numériser ce dessin et l’importer dans Inkscape afin de créer numériquement mon arlequin.

inkscape

Inkscape est un logiciel de dessin vectoriel. L'image est importée dans dans un calque en arrière plan et le tracé est réaliser sur un calque placé au dessus.

Etape 3: la mise en couleur et ajout des ombres

inkscape3

La mise en couleur et l'ajout des ombres se fait également sous inkscape en utilisant d'autres calques pour les divers opérations.

Etape 4 : Importation dans la maquette du site

maquette-boitemalice

Une fois terminé, le calque du crayonné de depart est retiré et l'image est exportée en PNG pour conserver les tranparences et importée sous Photoshop pour trouver sa place dans la maquette du site.

Au final, je suis arrivé à un résultat plutôt intéressant, la maquette validée par le client il ne reste plus cas la « désosser » et l’intégrer à Oscommerce mais ça c’est une autre histoire…

4 commentaires pour “Mascotte et identité graphique”

  1. Salut, je suis tombé sur ton site car tu y parles d’inkscape… quelques remarques : sympa d’expliquer ta démarche de création, je trouve que le pied du personnage est un peu pointu ? la pose est un peu aguichante non ;)
    autrement j’ai vu que tu faisais de la 3d pourquoi n’utilises pas blender ? Utilises-tu gimp ou photoshop pour la maquette ?
    bonne continuation.

  2. Salut Imppao,

    Oui la pose peut être perçue comme un peu aguichante, le client m’a fait la même remarque quand il a vu la mascotte mais une fois intégrée à la maquette celle-ci trouve naturellement sa place et l’aspect sexy est beaucoup moins marqué. Les choses sont souvent perçus différemments en dehors de leur contexte, surtout quand certains déguisements mis en vente sont beaucoup plus hot que ma pauvre petite mascotte.
    Concernant le perso, il n’est pas finalisé il reste un peu de travail pour corrigé le « damier » du déguisement faire les mains (je suis nul en mains), finir la botte et le genoux gauche.

    Pour la 3D je n’utilise pas blender car j’ai le cerveau cablé Lightwave à mort qui me parait hyper limpide à utiliser après quelques années d’utilisation (j’ai commencé sur Amiga vers 94) même si je suis sûre et certain que Blender a des qualités indéniables mais mes rares tentatives d’approche se sont soldés par des echecs face aux tâches les plus simples.

    La maquette est réalisée sous photoshop pour les mêmes raisons même si j’utilise quand même beaucoup plus The gimp que Blender.
    Je l’utilise surtout pour le traitement des fichiers RAW de mon reflex avec udfraw et un peu de mise a l’échelle, conversion, ce genre de trucs.

    A+ Fred

  3. ok merci pour ces informations, c’est vrai que je ne connais que blender car les autres logiciels 3D étant payant, je me suis tout naturellement diriger vers des solutions libres. Bon continuation.

  4. [...] Ma mascotte a pu perdre 22 ko avant de prendre place sur son site. [...]

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